Oxygene

Animation résumant les équipements respiratoires

Assistance de la fonction respiratoire

Administration d'oxygène

Important : il est souhaitable d’avoir lu la page procédures avant de jeter un œil sur les moyens d’administrer de l’oxygène car permet d’avoir une vue d’ensemble sur les moyens disponibles.

 

Pour comprendre les défaillances respiratoires et savoir les prendre en charge il faut répondre à la question pourquoi on respire ?

La majorité répondrons : pour avoir de l’oxygène ! (C’est on ne peut plus vrai)

mais rares  sont ceux qui rajoutent : et éliminer le CO2 (à prendre en compte dans de nombreuses situations)
L’hypercapnie isolée (non associée à une hypoxie) ne tue pas par contre l’hypoxie ⇒ mort,

c’est pour cela que c’est le traitement de l’hypoxie qui prime
(l’hypercapnie peut provoquer la somnolence et une acidose (respiratoire) qui peut entraîner des problèmes hémodynamiques (hypotension) et rendre inefficace les catécholamines (adrénaline, noradrénaline dobutamine) employée pour essayer de faire remonter la PA. 

Habituellement on ne doit pas administrer plus de 2 l/min. d’oxygène à un insuffisant respiratoire chronique

Pourquoi ?

à cause du risque de le mettre en acidose hypercapnique car ses centres respiratoires ne réagissent plus à l’hypercapnie
et sa respiration n’est stimulée que par l’hypoxie!
c’est pour cela que l’oxygène doit être administré avec mesure et les objectifs de SpO2 plus modestes.

Dans un contexte d’hypoxie manifeste  on peut s’affranchir (temporairement) de cette limitation jusqu’à retrouver des valeurs raisonnables de SpO2.

Garder à l’esprit que pour une personne non insuffisante respiratoire il est éprouvant (voir atroce) de descendre en dessous de 94% de SpO2,
retenez votre souffle en gardant le saturomètre et vous comprendrez ce que les patients peuvent ressentir.

 

Moyens d’administration de l’oxygène

 

Sonde d’oxygène

Limites = 1 – 8 L/min.
FiO2 : 30 à 50 %
(Fraction Inspirées en Oxygène)
Bien que légèrement invasive
(introduction d’une fine sonde dans les fosses nasales, parfois on peut blesser et faire saigner la muqueuse nasale)
elle conserve l’avantage d’enrichir en oxygène l’air inspiré
sans donner au patient la sensation d’étouffer
(pas de risque d’hypercapnie)

Comme lors de l’usage des masques (dont le débit doit être > 4 L/min pour éviter le phénomène de la réhinalation de l’air expiré

Dispositif administration o2 faible debit

Lunettes d’oxygène

Limites = 1 – 8 L/min.
FiO2 : 30 à 50 %
(Fraction Inspirées en Oxygène)
Bien que légèrement invasive
(introduction d’une fine sonde dans les fosses nasales, parfois on peut blesser et faire saigner la muqueuse nasale)
elle conserve l’avantage d’enrichir en oxygène l’air inspiré
sans donner au patient la sensation d’étouffer
(pas de risque d’hypercapnie)

Comme lors de l’usage des masques (dont le débit doit être > 4 L/min pour éviter le phénomène de la réhinalation de l’air expiré

Masque d’oxygène

Limites : 5 – 10 L/min.

FiO2 : 40 à 60 %

Le masque simple est muni d’ouvertures latérales qui permettent l’évacuation du CO2 expiré
mais si le débit d’O2 < 4 L/min. le risque de ré-inhalation du CO2 expiré demeure.
Mal toléré par les patients hypercapniques
(leur donne la sensation d’étouffer même s’il est plus efficace sur l’oxygénation que les lunettes).

 

Comme lors de l’usage des masques (dont le débit doit être > 4 L/min pour éviter le phénomène de la réhinalation de l’air expiré

Ne pas oublier l’humidification, sur ce type de dispositifs 
surtout quand les patients sont fragiles sur le plan respiratoire.

Masque Haute Concentration (MHC)

Débit = 8 L/min – 15 L/min.
FiO2 : 40 à 90%
(Fraction Inspirées en Oxygène).

Le Masque à Haute Concentration est muni d’un réservoir souple
qui permet un enrichissement à presque 100%* (cela dépends du débitmètre et de la ventilation minute du patient) en oxygène de l’air inspiré (à brancher sur la source d’O2).

A utiliser en première intention lors des désaturations
(il sera toujours temps de passer au masque simple ou aux lunettes une fois le cap de l’urgence dépassé et le diagnostic de l’origine de cette désaturation établi (et de préférence éliminée).

 

Oxygénothérapie à Haut Débit (OHD)

canule-nasale-optiflow

Canule nasale pour Optiflow®(reproduit avec l’autorisation de Fischer Paykel Health Care)

Débit = 10 – 50 L/min.
La FiO2 réglable avec précision jusqu’à 100%.
Confortable (pour le patient) +++
(évite la désagréable sensation d’avoir la gorge sèche)

Car dispose d’un  système* automatique de réchauffement / humidification  d’air .

On rencontre le système d’oxygénation à fort débit le plus souvent dans les services de réanimation ou d’urgences.

Il est composé d’un mélangeur haut débit*  duquel sort une tubulure à brancher sur l’humidificateur chauffant
(sur lequel est branché une irrigation d’eau stérile)
et qui est relié au patient par une tubulure* de respirateur
qui elle-même va vers le patient
et est connectée via des lunettes spécifiques
(cf. image canule nasale pour Optiflow®)

Système d'oxygénothérapie à fort débit

Système complet d’oxygénothérapie à fort débit Optiflow®(reproduit avec l’autorisation de Fischer Paykel Health Care)

 

Vous trouverez plus d’images
et d’informations sur les documents ci-dessous
(liens de téléchargement pdf) :

(congrès infirmier de la sfar 2013, pdf de 4 p.)
= document très complet
(qui récapitule rapidement les différents systèmes utilisés pour l’oxygénation des patients)
ou
pour les plus motivés (54 p.) sur le document de Jean-Damien RICARD
à l’occasion des 9e JRUR qui se sont déroulées à Marseille en 2012,
sur ce document le système est détaillé à la page 11.


Dans les cas plus sévère il faut envisager la ventilation mécanique.

____

SFAR : Société Française d’Anesthésie et de Réanimation
JRUR :  Journées de Réanimation et d’Urgences Respiratoires

Mis à jour : Septembre 2019

 

Liens rapides

 
%d blogueurs aiment cette page :