Index des médicaments

Administration des médicaments


Liens rapides vers info d’administration pour quelques médicaments fréquents :


Quelques croyances qui ont la vie dure :

Tous ce qui s’injecte peut se boire !
Ce n’est pas tous le temps vrai !
Quelques exemples pour démolir cette vieille croyance :

  • si on pouvait boire de l’insuline cela rendrait service à de nombreux diabétiques insulinodépendants ! obligés de se faire des injections 02 ou 04 fois par jour (selon le protocole) voir plus si déséquilibre !
  • les patients alités n’auraient plus 02 ou 03 injections / jour avec de la Calciparine®
    (car on ne peut bien sûre pas la boire!). 
  • il  est évident qu’en cas d’anémie on ne peut pas boire une poche de sang à la place de la transfusion !

Les incompatibilités entre la voie parentérale et entérale ont plusieurs origines :

1. Modification de l’efficacité du traitement :
  • Différence de biodisponibilité
    (fraction de la dose du médicament qui atteint la circulation sanguine sous forme inchangée)
  • Principe actif dégradé en milieu acide
    ⇒ NON UTILISABLE si le principe actif est exposé au pH de l’estomac (ex : INEXIUM® IV)
2. Intolérance gastro-intestinale

Solutions hyperosmolaires (trop concentrées) :
détails

  • PO ⇒ max 1000 mOsm/kg au delà risque constriction du pylore et causer des nausées, vomissements et crampes (retard de la vidange gastrique).
    Il est conseillé de prendre le médicament après le repas ou de le diluer dans un verre d’eau ou plus (cela dépends de la quantité de médicament)
  • Si jéjuno max = 600 mOsm/kg (car risque de diarrhées osmotiques)

pH extrêmes (< 4 ou > 8) ⇒ diluer car risque de brûlure caustique

excipients (tel que l’alcool benzylique qui peut être toxique si < 1 an)

3. Digestion

Certains produits sont purement et simplement digérés, donc détruits :

insulines…


… mais parfois cela peut être vrai
(les IV que l’on peut boire) :

Atropine

pH 3 à 6.5 et 200 à 300 mOsm/L

Amiodarone (DCI) ou (CORDARONE®) : pH 3.5 à 4.5 mais la forme orale existe (cp. 200 mg)

Midazolam (DCI) ou (HYPNOVEL®):

pH 2.8 à 3.8 et 259 à 385 mOsm/kg

Néfopam (DCI) ou (ACUPAN®):

Utilisation de la forme injectable sur sucre = utilisation hors AMM,
bien que très fréquente en France on peu trouver une fiche de synthèse acupan-fiche (02 p.) concernant le bon usage de ce médicament (où la voie orale est citée avec la mention hors AMM).
plus d'infos ...


Par ailleurs la forme cp de ce produit est disponible en Belgique (cf Notice).
De nombreuses infos sont disponibles dans la question du Dr M. CHAUVIN (pdf de 33 p.) notamment sur les raisons de son efficacité per os (ou sub lingual)  malgré sa faible biodisponibilité (p. 7), vous trouverez aussi d’autres informations ainsi qu’une étude sur son usage extra-hospitalier  (pour les plus motivés) dans le mémoire du Dr T. HEISSAT (pdf de 133 p.)

Phénobarbital (DCI) ou (GARDÉNAL®):
pH 9 à 11  et 200 mOsm/L ⇒ à diluer (la forme cp per-os existe)

Vancomycine (DCI)
(il n’existe pas de forme orale, c’est la forme IV qui est utilisée en per os)

Oral / SNG: 500 mg / 10 ml d‘eau puis diluer dans 30 ml de jus (oral) ou d’eau (SNG) ne passe pas la barrière digestive.

Indiqué spécifiquement dans les colites pseudo membraneuses (action locale et non générale comme le traitement IV). Ce n’est donc pas le même motif de prescription. On se rend compte que même si on peut le prendre per os ce n’est pas en remplacement de son usage IV !

pour plus de détails lien vers le document pdf de 05 p.   du site du CHU de Genève 


Per os : ouvrir, piler ou écraser ?

Quels sont les présentations de médicaments que l’on peut piler pour les passer dans une sonde naso-gastrique, une jéjunostomie ou simplement dans une compote pour des patients qui ont du mal avec les liquides :

Qu’est ce qu’on ne peut vraiment pas passer dans une sonde et quelles solutions alternatives ?


Quelques principes de base :

  • les formes LP ne doivent pas êtres écrasées ⇒ NE PEUVENT êtres administrés par SNG, gastrostomies ou jéjunostomies.
    Quoi faire ?

    Il faut se retourner vers les formes Li
    Libération immédiate, moins dosées mais nécessitant des prises répétées)
    ou les formes
    en solution.
    Au pire il faut changer de voie d’administration ⇒ nouvelle prescriptioncar les biodisponibilités des différentes voies d’administration ne sont pas toujours équivalentes !
    Ex. biodisponibilité furosémide per os = 65% de la dose ingérée (⇒ 40 mg sol. buvable ⇔ 26 mg IV), 
  • Attention  certaines formes per os sont destinée uniquement à un usage local (tube digestif)
    telle que l’ampicilline per os car ne traverse pas la barrière intestinale !
    L’usage de la forme injectable ⇒ ACTION générale.
  • les micro granules gastro résistants ne doivent pas êtres écrasés pour être administrée par sonde
    (quand les granules sont écrasé ⇒ perte d’efficacité)
    et quand les granules ne sont pas écrasés ils finissent par OBSTRUER les sondes : après une semaine environ (en fonction du Ø de la sonde),
    préférer les formes spécifiques réservées aux sondes,
       * les formes en solution,
       * solubles ou
       * orodispersible tels que pour les IPP
    document (3 p.) de la pharmacie interhospitalière de la côte (du Lac Léman))
  • Seuls les cp sécables ou pelliculés peuvent êtres coupés ou écrasés.
  • Les gélules ne sont pas toutes ouvrables (procéder au cas par cas)

Pour plus de détails lien vers le document pdf de 27 p.    du site du CHU de Genève   

_____________

IPP = Inhibiteurs de la Pompe à Protons


Quelques règles d’administration pour les médicaments injectables les plus courants :

Médicaments photosensibles

Pour injecter ou perfuser des produits photosensibles on doit utiliser les dispositifs suivants :

Seringue opaque
Prolongateur opaque pour SE
perfuseur opaque
  • à protéger de la lumière,
    en utilisant des seringues et des tubulures opaques
    et emballage du flacon de perfusion par du papier aluminium
  • On reconnait les médicaments photosensibles à leur emballage brun
Amp. pour médicaments photosensibles

Furosémide (LASILIX ®)

Préparer avec NaCl 0.9%,
ne pas mélanger dans du SG5%
détails

car solution de LASILIX® spécial 250 mg dans 25 ml est basique : pH = 9
sans aucun pouvoir tampon et le SG5% est acide)
(incompatibilité chimique ⇒ risque de précipitation).

Utilisé pur et en IVD (jusqu’à 80 mg)
La posologie au dessus est de 125 mg/ jour utilisé en PSE 

⇒ Administrer à l’abri de la lumière
(seringue + tubulure opaques).


Isoprénaline (ISUPREL®),

Se conserve au Frigo.
Dilution avec NaCl 0.9% ou SGI 5% le plus souvent
détails ...


([C] = 4 à 20 µg/mL) = dilution habituelle pour perfusion IV continue.
Dilution réservée aux soins intensifs cardio pour  PSE = 5 mg / 50 mL ([C] = 100 µg/mL).

Stable 24 h ;
Administrer à l’abri de la lumière
(seringue opaque) ;
 pH 2.5 à 4.5 
⇒ Incompatible   avec furosémide, bicarbonates et autres solutions alcalines.


A visée cardiovasculaire :

Catécholamines, antiarythmiques, vasodilatateurs et diurétiques.

Les catécholamines sont généralement diluées dans du SGI 5%
car ont un pH acide

Adrénaline = Epinéphrine ou ADRÉNALINE

Bolus IVD de 1 mg / 3 min si ACR ;
bolus dilué 1 mg / 10 ml pour choc allergique ;
Début : 30″ Durée : 05′
Perfusion IV continue PSE de préférence VVC si disponible
(irritant pour les veines, risque de nécrose cutané en cas d’extravasation extraveineuse ;

[C] max VVP = 5 mg/ 50 ml)
Surveillance cardiologique rapprochée
(scope ECG car risque de troubles du rythme).

Stable 24 h ; pH acide ;
Incompatible  avec bicarbonates* et solutions alcalines. Sels de Ca2+. Dilantin. Xylocaïne. Aminophylline.

Noradrénaline (DCI) LEVOPHED®

Dilution avec SGI 5% de préférence ;
Dilutions habituelles au PSE (8 mg/48 ml ou 16 mg/48ml) ;
Stable 24 h ;
Perfusion IV continue au PSE de préférence VVC si disponible
(Irritant pour les veines, risque de nécrose cutané en cas d’extravasation extraveineuse).

Surveillance continue de la PA ;
pH acide ;
Incompatible 
avec

Barbituriques. Aminophylline. Lidocaïne. Thiopental. Phénytoïne. Dérivés sanguins. Bicarbonate de sodium et solutions alcalines…

PAS d’arrêt brutal ⇒ SEVRAGE
= ↓ progressive de la vitesse par paliers (de 0,2 ml/h en général) toutes les 10 minutes (ou plus) § prescription médicale.

Amiodarone (CORDARONE®)

NE PAS INJECTER en IV directe même très lente
car peut aggraver :

une hypotension,
une insuffisance cardiaque ou
une insuffisance respiratoire sévère (§ Vidal®).

Son injection en VVP peut être responsable d’effets locaux à type de veinite (de préférence VVC si disponible).

Ne doit être utilisé qu’en perfusion, la dose de charge sur 15 à 30 minutes (flex ou PSE).

Dilution avec SGI 5% uniquement :
Dilutions ...

 standard perfusion IV continue 600 mg dans 250 mL
soit une [C] = 2.4 mg/mL
et en PSE  600 mg (04 Amp) pour 48 mL de solution
soit une [C] = 12.5 mg/mL

Incompatible  avec le NaCl 0.9%  (dont le pH est neutre)
car son pH = 3.5 à 4.5
risque de précipitation lié à la grosse différence de pH.

Incompatible  avec héparine et la Nutrition Parentérale Totale.
Compatible avec NaCl 0.9% en Y uniquement.
Stable 24 h en solution.

Dobutamine ou DOBUTREX®

Dilution habituelle au PSE = 250 mg / 50 ml ;
Stable 24 h ;
Perfusion IV continue PSE de préférence sur VVC si disponible (Irritant pour les veines) ;
pH acide 
Incompatible 
avec ...

Aminophylline. Dilantin. Phosphate dipotassique. Gluconate de Ca. Diazépam. Furosémide. Burinex. Insuline. Héparine. bicarbonate de sodium, solutions alcalines.

Surveillance : monitorage hémodynamique étroit (PA, ECG), risque de tachycardie de trouble du rythme ventriculaire et HTA.

Effets secondaires : Dyspnée, céphalées, nausées, douleurs angineuses.

PAS d’arrêt brutal ⇒ SEVRAGE
↓ progressive de la vitesse par paliers (de 0,2 ml/h en général) toutes les 10 minutes (ou plus) § prescription médicale.

Furosémide LASILIX®

Isoprénaline ISUPREL® 


NICARDIPINE (DCI) ou
LOXEN® :  Amp. 10 mg/ 10 ml (1 mg/ml)

Anti HTA, vasodilatateur artériel
Délais : 5″,  Durée = 45′

 Dilution avec SGI 5% ;
(souvent utilisé pur bien qu’irritant pour les veines)
Dilution pour VVP

au PSE = 10 mg (1 amp.) / 50 ml
et changer le site d’injection toutes les 12 heures
Très irritant pour les veines ⇒ VVC si [C]  ≥ 0.5 mg/ml.
Administrer à l’abri de la lumière (seringue opaque).

Stable 24 h ;
 Incompatible 
avec ...

solution dont pH> 6, bicarbonates, Ringer lactate, furosémide, thiopental, Diazépam, Dantrolène.

Surveillance : Monitorage (PA)

Effets secondaires
Hypotension, tachycardie modérée. Céphalées, flush, polyurie transitoire, allergie.
Arrêt du traitement si douleur angineuse.


DINITRATE D’ISOSORBIDE
ou RISORDAN®
Amp. 10 mg/10 ml.

Dérivé nitré, vasodilatateur veineux et coronaire.
Délais : 30″  Durée : 30′ – 60′.
Aucune incompatibilité décrite.
En IVD : Pas de dilution, 1 mg/ml. Administration sur 30″ – 60″ .
PSE : 20 mg dans 40 ml
soit 0,5 mg/ml. 
 avec SGI 5 %.

Surveillance étroite de l’hémodynamique (Monitorage de la PA)
risque majeur d’hypotension.
(On a souvent tendance à arrêter le PSE dès que le patient atteint 120 mmHg de PAS)

Effets secondaires
Céphalées. Bouffée vasomotrice et rash cutané. Nausées, vomissements.


Urapidil (DCI) EUPRESSYL®

Anti-hypertenseur vasodilatateur par blocage des récepteurs α-1 périphériques post-synaptiques

Ne pas mélanger à des solutions alcalines ;
pH acide  ;
Stable > 24 h en solution
Habituellement utilisé pur* en anesthésie et en réanimation


Lidocaïne (DCI)
ou XYLOCAINE® Flac. 1 % : 200 mg/20 ml.
ou XYLOCARD® utilisé en cardiologie

Anesthésique local et antiarythmique.
Délais : Trouble du rythme = Immédiat. (Anesthésie : 10′) .
Durée : Trouble du rythme : 20′-30′. (Anesthésie : 45′-75′) .
Incompatible 
avec

Aminophylline. CaCl2. Pénicilline. Solutés alcalins. Phénytoïne. Isuprel. Amphotéricine B.

Préparation avec  G5 %. PSE : 400 mg dans 40 ml, soit 10 mg/ml.

Surveillances : Monitorage (ECG, PA)
Effets secondaires

Réaction allergique, nausées, agitation, convulsions. Tachypnée. Hypotension artérielle, bradycardie.

Divers


Esoméprazole (DCI) ou
INEXIUM® (Flacon-amp. 40 mg)

Dilution avec NaCl 0.9% : stable 12 h


Fer carboxymaltose (DCI) ou
FERINJECT®

Dilution avec NaCl 0.9% uniquement ;

≤ 200 mg / 50 ml
≤ 500 mg / 100 ml (en plus de 6 minutes)
≤ 1000 mg / 250 ml (en plus de 15 minutes)

son administration non diluée est possible…

en IV LENTE en respectant scrupuleusement les vitesses d’injection préconisées sur la notice (autour de 15 minutes / 1000 mg)

NE PAS DILUER AVEC SGI 5% ;
Stable* 12 h

Réaction anaphylactique possible ⇒ surveillance.
Risque de tatouage indélébile en cas d’injection extra vasculaire 

Cliquer ici pour plus de détails …

… les complications de ces perfusions intraveineuses de fer, sont le plus souvent liées à un problème d’extravasation lors de la perfusion pouvant entraîner :  douleurs, inflammations, formation d’abcès stériles et pigmentation brunâtre définitive de la peau au lieu d’injection.
Fort heureusement, l’évolution de ces lésions est généralement favorable, laissant malgré tout persister des séquelles esthétiques, liées à la tâche brunâtre occasionnée par le fer qui a diffusé dans les tissus.
Une éventuelle indemnisation pourra intervenir …


(pour en savoir plus …)


Morphine (chlorhydrate)
Amp. 10 mg/ml, 50 mg/5 ml, 100 mg/ 10 ml
Indiquée pour les douleurs* intenses  

Utilisé en IV* ou en SC
(les voies péridurale, intrathécale et intraventriculaire, sont possibles)

Dilution avec NaCl 0.9% : stable 21 jours !
Petit guide pour remplir PCA édité par la SFAP*

La stabilité physico-chimique de la solution à 1 mg/ml est prouvée pour 21 jours selon …

de nombreuses études, disponibles dans la bibliographie citée à la page 23 et à la fin de ce document sous les numéros de 23 à 30)
Sur le plan bactériologique l’utilisation sur 7 jours est validé plus d'infos…
pour les PCA et les SE préparées avec une technique aseptique
(extrait tableau Pharmactuel)
[d’après la revue Pharmactuel
Vol. 41 N° 4 d’Août – Septembre 2008
(une préparation sous hotte stérile porte se délais à 14 jours)].


Précautions d’emploi

En cas d’insuffisance respiratoire (+++),
rénale ou hépatique ainsi que chez le sujet âgé
Hypovolémie (risque de collapsus cardiovasculaire)

Effets secondaires  les plus importants …

Dépression de la respiration 
(inhibition des centres respiratoires
⇒ ↓ FR,

une FR < 12 /min doit alerter)
et de la toux

Constipation constante et parallèle à l’effet antalgique
(doit être prévenue systématiquement)

Confusion et hallucinations (plus fréquentes chez le sujet âgé)

Ne doit pas être mélangée avec …

des solutions alcalines ou des solutions iodées, l’aminophylline, l’héparine, le sel de chlorothiazide, les sels de méticilline, les sels de nitrofurantoïne.

Surdosage se manifeste par …

Somnolence.
↓ FR (< 12 cycle/min)
Myosis extrême, hypotension, hypothermie, coma 

Conduite d’urgence 

Arrêt de la morphine en cours.
Stimulation de la respiration (ventilation assistée si nécessaire)
Traitement spécifique par la naloxone


Pour plus d’infos concernant l’usage de la morphine, voir ce document de la SFAP*


Octréotide (DCI) Équivalent Sandostatine

Conserver au frigo et à l’abris de la lumière ;
Dilution avec NaCl 0.9%
(si administration IV à raison de 500 µg/60 ml et passer au PSE) ;
Stable 24 h ;
usage en injection SC habituel (1 inj. / 8h ou 12h).


Ondansétron (DCI) ou ZOPHREN®
Amp. 4 mg/2 ml
Conservation à l’abri de la lumière

Antiémétique. Antagoniste de la sérotonine

Délais : 5-20’. Durée : 3-6 h.

Incompatible 
Avec

Aciclovir, Aminophylline, Amphotéricine, Ampicilline, Fluorouracil, Furosémide, Ganciclovir, Lorazépam, méthyl prédnisolone, Méropénem, Micafungine, bicarbonate de sodium

Préparation IVD : 4 ou 8 mg dans 10 ml.
Administration en 2’ à 5’.

Effets secondaires

Anaphylaxie, rash, urticaire, démangeaisons. Réactions au site d’injection. Bradycardie, trouble du rythme, douleur thoracique, hypotension. Vertiges et troubles visuels transitoires, y compris la cécité lors de l’administration rapide. Céphalées.


Scopolamine
Amp . 0,5 mg/2 ml (il existe des Amp. de 0,25 mg / 1 ml)
(de bromhydrate de scopolamine) 

Préparer de préférence avec SSI 0,9% pour une perfusion SC

… SCOBUREN® Butylbromure de scopolamine…


Amp. 20 mg / 1 ml pour injection IM / IV / SC (souvent utilisé en perfusion IV)
Possède une AMM pour le traitement symptomatique des manifestations douloureuses aiguës liées aux troubles fonctionnels du tube digestif et des voies biliaires ainsi qu’en gynécologie.

En soins palliatifs il est utilisé pour le traitement de l’occlusion intestinale.

Utilisé* pour réduire l’encombrement des voies aériennes supérieures par excès de sécrétions salivaires. 

Administré en SC (sous cutané) +++

TOUTES les 04 h ou en perfusion (au PSE)
(pour une perfusion sc préférer le SSI 0,9% pour la dilution)

La posologie usuelle est de 2 à 7 amp. / jour
(≈ 0,8 à 2,4 mg de scopolamine base)
(sachant que 1 amp = 0,35 mg)

Effets indésirables les plus souvent rencontrés…

épaississement des sécrétions bronchiques,  diminution de la sécrétion lacrymale, troubles de l’accommodation, tachycardie, palpitations,  constipation, rétention urinaire, confusion mentale, agitation, hallucinations, délire en particulier chez les sujets âgés.

Surdosage signes atropiniques…

mydriase, tachycardie, agitation, confusion et hallucinations allant jusqu’au délire, dépression respiratoire.

Antagonisation
(avec surveillance cardiaque et respiratoire) 

Physostigmine : 2 à 3 mg en IM / 2 heures
jusqu’à ce que les fonctions cognitives reviennent à la normale.

… existe sous forme de patch transdermique, le SCOPODERM TTS …

Placé derrière l’oreille, il délivre 1 mg de scopolamine base sur 72 heures. (temps de latence = 6 heures, et une élimination lente 24 heures après le retrait du patch).
ATTENTION, enlever feuille alu si TDM ou IRM


Antidotes


NALOXONE ou NARCAN®
Amp. 0,4 mg/1 ml.
Conservation à l’abri de la lumière
Antagoniste des morphiniques.
(pour s’en rappeler,
le N du NARCAN viens après le M de la morphine)

Délais : 1-2’ IVD,
3’ en IM ou SC.
Durée : 20-30’ IVD,
2 à 3 heures en IM ou SC.
Aucune incompatibilité.

Administration :
IV, SC, IM. IVD : 0,4 mg dans 10 ml, soit 0,04 mg/ml.

détails

Administration d’1 ml sur 15″.
Administrer 1 ml / 2 minutes.
PSE : 0,8 mg (2 amp.) dans 20 ml
soit 0,04 mg/ml.

POSOLOGIE :
Réveil : Injecter 1 ml en IVD toutes les 2 minutes jusqu’à obtenir une ventilation spontanée suffisante (FR : 12-14/min).
Entretien: dose horaire = dose réveil, administrée en IVSE sur 4 à 6 heures.

Flumazénil (DCI) ou  ANÉXATE®, (amp. 0,5 mg/5 ml)

Antagoniste des benzodiazépines
et des molécules apparentées (zolpidem, zopiclone).

Utilisé habituellement pour :

* diagnostics de comas toxiques,
* traitement des intoxications par benzodiazépines, 
* interruptions de sédations dues aux benzodiazépines.

Posologie

IVD : utilisé pur à la dose de 0,1 à 0,3 mg en IV lente (30 secondes).
Réinjection au besoin au bout d’une minute de  0,1 à 0,3 mg.  
Ne pas dépasser 2 mg
(après l’injection de 2 mg sans amélioration clinique on peut conclure à une absence d’intoxication aux benzodiazépines). 

Relais au pousse-seringue à la dose de 0,1 à 0,4 mg/heure.
(car durée d’action très courte ≈ 60 minutes)

PSE : dilution avec à SSI 0.9% ou SGI 5% à la [C] = 0,5 mg/50 ml,  ou 5 mg/50 ml,
car risque de ré-endormissement ou de réapparition d’une dépression respiratoire due à la courte durée d’action et à la rapidité de l’élimination du produit.

IM : 0,5 mg soit une ampoule.

EFFETS SECONDAIRES

 

Bouffées vasomotrices, nausées, vomissements, palpitations,
anxiété, hypersudation, euphorie, excitation psychomotrice,
vertiges, céphalées, crise convulsive, angor, HTA.

Surveillance étroite du patient tout au long du traitement.


Antibiotiques


Dilution dans SGI 5% ou SSI 0.9% possibles sauf indication particulière
(les dilutions dans le SSI 0.9% sont souvent plus stables que dans du SGI 5%).

La stabilité physico-chimique est indispensable mais n’implique pas une stabilité sur le plan microbiologique
détails

(c’est pour cela qu’il est souvent recommandé de changer les SE toutes les 24 h au plus tard,
même si le produit demeure stable sur le plan des propriétés physico-chimique).


Amikacine (DCI) ou AMIKLIN®

Perfusion IV sur 30′ à 1 h, de préférence.
Stable 24 h (au Frigo*) et 12 h à température ≤ 25°C (d’après Vidal® 2012);
pH 4.2 à 4.8 ;
Incompatible  avec pénicillines, céphalosporines, héparine
(d’après doc. pharmacie des Hôpitaux Universitaire de Genève)


Amoxicilline + Acide Clavulanique (DCI)
ou AUGMENTIN®
(Reconstitution avec eppi ou NaCl 0.9%)

Dilution avec NaCl 0.9% ;
Stable 2 – 3 h (8h au frigo) d’après le site internet Vidal.fr (consulter la page) ;
pH alcalin Incompatible  avec aminosides, protéines, émulsions lipidiques et produits sanguins.


Amoxicilline (DCI)
ou CLAMOXYL®

Dilution dans 50 ml de NaCl 0.9%  stable 6 h (d’après Vidal® 2012);
dans SGI 5% : stable 1 h (d’après Vidal® 2012);
(on retrouve des délais de 04 h pour le Nacl et 20 min pour le SG 5% sur le site du vidal.fr en 2019 )

pH 8.6 à 9.0
⇒ Incompatible  avec aminosides, hydrocortisone, sang, plasma, solutions d’acides aminées et émulsions lipidiques.


Co-trimoxazole (DCI) ou  BACTRIM®

Dilution = 2 amp (2 x 480 mg). / 250 ml
(Si restriction hydrique : 1 amp. / 75 ml (stable 2 h) ou non dilué mais par VVC car irritant pour les veines) ;
Stable 6 h
Incompatible  
avec les solutés bicarbonatés.


Ceftazidime (DCI)
ou FORTUM®

Formation de CO2 lors de la reconstitution ;
Stable 24 h à température ≤ 25° à l’abris de la lumière (d’après Vidal® 2012)
très irritant pour les veines ;
Incompatible 
avec

sérum bicarbonatés, aminosides, vancomycine et produits à caractère très basique (pH > 9).
Instabilité intra-tubulaire avec aciclovir et ganciclovir lors de son administration continue (d’après Vidal® 2012)


Ceftriaxone (DCI)
ou ROCEPHINE®

Stable 6 h à température ≤ 25°C (d’après Vidal® 2012) ;
Irritant pour les veines ;
Incompatible 
avec

les sels de calcium, aminosides, amsacrine, vancomycine, Fluconazole.
Coloration jaune normale. (d’après Vidal® 2012)

Usage sous cutané possible (inclus dans l’AMM)


Clindamycine (DCI) ou DALACIN®

Dilution dans 50 à 100 ml en IV ;
NE PAS ADMINISTRER IV SANS DILUTION ;

Stable 24 h ;
irritant pour les veines ;

 Incompatible  avec ampicilline, barbituriques, gluconate de Ca2+ et sulfate de Mg2+


Imipénème-cilastatine (DCI) ou TIENAM®

NE PAS ADMINISTRER SANS DILUTION ;
Stabilité :
la durée entre la préparation et la fin de la perfusion IV
ne devra pas dépasser 02 h
(d’après Vidal® 2012)

Perfusion IV (20 à 30′ pour dose ≤ 500 mg, et ×2 au delà de 500 mg)
plus lente possible si patient nauséeux (d’après Vidal® 2012) ;
Incompatible  avec lactate


Méropénème (DCI) ou MERONEM®

Dilution avec NaCl 0.9% ;
Stable 6 h
 à température ambiante*(et 24 h au Frigo*) après reconstitution,
d’après Vidal® 2012 avec la mention :

 « En cas d’utilisation non immédiate, les durées et les conditions de conservation relèvent de la seul responsabilité de l’utilisateur. »


Tazocilline (DCI) (= Pipéracilline + tazobactam) ou TAZOBAC®

La stabilité physico-chimique de la solution a été démontrée pendant 24 h (au Frigo*)
d’après Vidal® 2012 avec la mention :

« En cas d’utilisation non immédiate, les durées et les conditions de conservation relèvent de la seul responsabilité de l’utilisateur. » 

Incompatible  avec bicarbonates et aminosides

Teicoplanine (DCI) ou TARGOCID®

Reconstitution avec NaCl 0.9% ;
Agiter doucement lors de la reconstitution pour éviter la formation de mousse. Laisser reposer au besoin 15′ .
Stable 48 h à température ambiante (et 07 jours à +4°C) d’après Vidal 2012® ;
Incompatible  avec les aminosides


Vancomycine (DCI) ou VANCOCIN®

Dilution dans min 100 ml pour 500 mg de NaCl 0.9% ou G5%

NE PAS ADMINISTRER SANS DILUTION ;
La stabilité physico-chimique de la solution a été démontrée
pendant 96 h au frigo
d’après Vidal® 2012  avec la mention :

« En cas d’utilisation non immédiate, les durées et les conditions de conservation relèvent de la seul responsabilité de l’utilisateur. » 

Si restriction hydrique : [C] = 10 mg/ml par VVC de préférence ;
pH acide ;
irritant pour les veines ;
Incompatible  avec héparine, béta-lactamines ;
Perfusion lente (01 h au moins) pour éviter les éventuelles réactions anaphylactoïdes plus …
une administration trop rapide peut être associée à une hypotension importante (qui peut arriver à l’arrêt cardiaque) ou des réactions de type histaminique (“syndrome de l’homme rouge” ou “syndrome du cou rouge”).
L’arrêt de la perfusion entraîne généralement la disparition rapide de ces réactions.

Eviter les associations oto-toxiques

Pour en savoir plus  sur les incompatibilités … 


Tableau de compatibilité de qq médicaments iv (HUG)

Doc pdf de 35 p. sur la compatibilité des médicaments iv entre eux (présenté sous formes de courtes diapos) (Dr Di paolo HUG)


Médicaments utilisés en sous cutané

C’est une voie à laquelle on a souvent recours en gériatrie.
Du fait de sa facilité et de sa simplicité d’accès,
de ses moindres risques (notamment d’infection systémique)
ou de complication
et de la possibilité de la conserver plus des 03 jours (habituels des VVP)

Médicaments dont l’administration par
voie sous-cutané est documentée

(classés par force de recommandation)

médicaments utilisés en sous cutané
Le point sur les médicaments utilisés en sous cutané

Ce tableau récapitule l’excellent travail fait par le Dr Pascale VASSALE
Lors des 16e journées nationales d’actualités médicales en soins palliatifs  du 09/10/2015
(lien de téléchargement du pdf de 39 p.)

Médicaments dont l’administration par voie
sous-cutané est documentée

(classés par familles)

Médicaments dont l'usage s/c est documenté d'après HUG
Médicaments utilisables en S/C (d’après HUG)

(plus d’infos sur la voie s/cut. et médicaments utilisables par cette voie,
d’après un document  pdf de 7 p. des HUG)


Ressources internet 


Base de données publique (Française) des médicaments : 

Lien vers site classique ou
Lien vers site pour mobile  

Comporte des informations très utiles
(+ lien vers une appli gratuite plus …

qui vous permet d’accéder à la fiche médicament en scannant son code barre ou son QR code).
Depuis Juillet 2018 l’application n’est plus disponible sur le Play Store
voire l’article suivant pour + d’info
et pour savoir comment la récupérer
elle n’est disponible que sur le site apkpure sous le lien suivant)

appli pour info medicaments
Appli smartphones Androïd 7 ou moins sur apkpure

… d’autres infos sur le site de hôpital universitaire de Genève (lien vers le document pdf de 29 p.)
et sur le site URGENCES-ONLINE
à la page mémo pharma SMUR 

qui comporte de nombreuses fiches mémo médicament SMUR dites « mémodulables » 


On peut citer l’application

Thériaque

Thériaque est une des 4 bases de données sur les médicaments agréées par la Haute Autorité de Santé. 
Elle est disponible gratuitement aux professionnels de santé via son site internet : http://www.theriaque.org .

Son application Thériaque Touch

Application thériaque

est destinée aux professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmiers, étudiants ….) afin de les accompagner en toute simplicité dans leur pratique quotidienne, même hors connexion.

infos installation…

Après la procédure de téléchargement et lors du premier démarrage de l’application un panneau enregistrement apparaît demandant le nom, le prénom, l’adresse email (de l’établissement hospitalier et pas le mail perso) puis le code établissement dont dépends le professionnel de la santé (ex: AP-HM) puis s’inscrire (il faut ensuite ouvrir son adresse email professionnelle pour récupérer son code d’enregistrement) à rentrer dans l’interface d’enregistrement de l’application.
Et une fois enregistré le téléchargement de la base de données des médicaments commence permettant l’utilisation de cette application hors connexion. 


Aussi l’application 360 medics 

disponible sur Google Play



… Sans oublier le Vidal® en ligne qui demeure une référence concernant les médicaments.
(malheureusement son application hors ligne est payante*)


Livres utiles 


Vidal Recos®

Très bel ouvrage à l’usage des prescripteurs qui permet de consulter d’un coup d’œil une synthèse des recommandations* thérapeutiques sous forme d’arbres décisionnels* 

Lien vers page d’exemple 
… Quelques pages sont disponibles gratuitement sur internet

Exemple de page de recommandations

Exemple de page du Vidal Recos
Page de recommandations du Vidal RECOS

Ne pas oublier la règle des 5 B

La préparation et l’administration des médicaments se fait sur prescription médicale écrite horodatée :

1. Bon patient,
2. Bon dosage,
3. Bon médicament,
4. Bonne voie,
5. Bon moment.

Mis à jour : Mai 2019


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lire viteprendre des notes efficacement (+ supplément sur le mind mapping), 
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