Technologies vaccinales

Cet article se veut comme une introduction au monde des vaccins et de la vaccination qui ont beaucoup évolués du 18e siècle à nos jours

La fabuleuse épopée de la vaccination

Au 18e siècle le Dr Edward JENNER, remarque que la « vaccine » qui est une maladie bénigne des vaches ressemble à la variole et que les fermières en contact avec les vaches ne contractent pas la variole.
Pour tester sa théorie le Dr Jenner contamine une personne avec la vaccine par des scarifications de la peau et plus tard il s’efforce d’infecter ces personnes avec la variole mais sans succès ce qui confirme son hypothèse : La vaccination était née !

En 1885, Louis PASTEUR met au point le premier vaccin humain à virus atténué. En parvenant à isoler, purifier et inactiver l’agent responsable de la rage à partir de cerveaux d’animaux morts de cette maladie (il l’administre avec succès à un berger mordu par un chien enragé). Il s’avère plus tard que le virus du vaccin contre la rage était tué, cela ouvre la voie de l’utilisation de germes tués pour la vaccination.

En Allemagne Robert KOCH et Emil von Behring démontrent que ce sont les toxines produites par les bacilles de la diphtérie et du tétanos qui rendent ces maladies redoutables.

Ils découvrent que le corps se protège de la maladie en fabriquant des anticorps. Ce qui oriente vers la production de vaccins contenant des toxines modifiées pour leur faire perdre leur toxicité. (Vaccins contre la diphtérie et le tétanos en 1920).

Les scientifiques orientent leurs recherches pour trouver des vaccins contre des maladies bactériennes qui font des ravages dans les populations comme la typhoïde et la tuberculose (1920)

Puis apparaissent de vaccins contre la fièvre jaune, grippe, poliomyélite

Apparition dans les années 1950 – 1960 des vaccins offrant une protection combinée contre plusieurs maladies (Diphtérie Tétanos Poliomyélite = DTP) …

Les années 1980 voient apparaitre les technologies de l’ADN recombinant permettant de produire un antigène viral grâce à des cellules transgéniques (vaccin contre l’hépatite B) ou la synthèse artificielle et les travaux sur les capsules qui entourent les bactéries qui aboutissent à la production des vaccins contre les pneumocoques, les méningocoques A et C et l’Haemophilus influenzae de type b)

Revue des technologies existantes

Synthèse réalisée d’après la vidéo : les technologies vaccinales à la loupe
(que vous trouverez sous ce lien et à la fin de l’article)

Virus inactivé
(chimiquement par du formol, ou physiquement par de la  chaleur ou des irradiation
exemples des vaccins contre  grippe ou la  polio)
inconvénient = peu immunogène ⇒ nécessites de rappels et d’adjuvants.

Vaccins à virus vivant atténué
(en utilisant des variants thermosensibles ou en les créant)
Avantage = très immunogènes mais risque de réactivation
Inconvénient = contre-indiqués  chez les personnes immunodéprimés

Protéine de surface recombinante
(pour les virus enveloppés)

Pour ce type de vaccin on prend du matériel génétique du virus concerné qui code pour sa protéine de surface et on l’insère dans des cellules qui ne la fabriquent pas naturellement d’où l’appellation de transgénique.
Une fois qu’on a multiplié en grande quantité ces cellules (qui produisent par la même occasion une grande quantité de protéine de surface) on les explose et on purifie le produit.

C’est le cas du vaccin contre l’hépatite B  (Engerix B produit par des levures)

Vaccin VLP (virus like particle)
= protéine recombinante pour les virus nus 

(capside + matériel génétique) 

Pour ce type de vaccin on prend du matériel génétique du virus concerné qui code pour la capside et on l’insère dans des cellules qui ne la fabriquent pas naturellement (cellule transgénique).
Une fois qu’on a multiplié en grande quantité ces cellules qui produisent par la même occasion une grande quantité de protéine de la capside on les explose et on purifie le produit,  comme les protéines de la capside ont la propriété de s’auto assembler et former une capside vide sans matériel génétique.

Exemple du vaccin contre le Papillomavirus (responsable du cancer du col de l’utérus).

Vaccin génétiques 

Dans ce type de vaccins il s’agit d’introduire (grâce à de nanoparticules ou de vecteurs viraux) du matériel génétique (ADN ou ARN) du virus qui code pour la fabrication de la protéine de surface du virus, dans les cellules de l’organisme pour les transformer en cellules à fabriquer de la protéine (de surface ou de la capside) virale.

Exemple certains vaccins contre la COVID-19

NOTE D’EXPERTISE GRAND PUBLIC
SUR LES VACCINS AYANT RECOURS AUX TECHNOLOGIES OGM (septembre 2020) 

Dr Christian VELOT
Généticien moléculaire à l’Université Paris-Saclay Président du Conseil scientifique du CRIIGEN 

Le CRIIGEN

Premiers scandales sanitaires

Tout n’est pas rose dans le monde des Big Pharma et de la vaccination

Un petit exemple de scandale sanitaire passé  concernant la vaccination contre la Dengue en 2016 

Anatomie d’un scandale sanitaire  
Six responsables d’un labo Sanofi vont êtres inculpés aux Philippines (article de 2019) 

Les autres labo ne sont pas en reste : 

Sur le site corvelva.it on retrouve le top dix des condamnations des big pharma 

La balance bénéfice / risque pour les vaccins

A la base on sort la balance bénéfice risque pour des pathologies très graves pour lesquels les traitements peuvent présenter des risques.

Quand la personne est déjà malade et peut mourir des effets de sa maladie on peut proposer en extrême recours un traitement qui pourrait se révéler dangereux mais dans l’optique de la sauver d’une mort certaine.

On a jamais proposé dans le passé à une personne en bonne santé en préventif un traitement  qui pourrait lui causer des effets secondaires pouvant êtres graves ! Ou la mort !

Balance bénéfice / risque
(extrait de la Vidéo de Christian VÉLOT,
technologies vaccinales à la loupe de décembre 2020)

Vaccins anti COVID 19

Ci-dessous nous vous présentons
la synthèse d’une excellente ressource présentant les vaccins anti-covid-19

Intervention de 2h45
du Dr Christian VÉLOT 
Docteur en biologie, Maître de conférences en génétique moléculaire à l’Université Paris-Sud
(son CV)
du CRIIGEN (diffusée en direct le 22 avril 2021)
Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie génétique

Vidéo complète
+ captures d’écrans ci-dessous de certains points clé

Vaccins à virus inactivés

Sinopharm (Chine)

  • Début des tests phase 3 : juillet 2020
  • Fin des tests phase 3 : juillet 2021
  • Autorisé en Chine depuis juillet 2020

Sinovac (Chine)

  • Début des tests phase 3 : Août 2020
  • Fin des tests phase 3 : janvier à octobre 2021 (selon le Pays)
  • Autorisé en Chine depuis juillet 2020

Bharat Biotech (Inde) Covaxin

  • Début des tests phase 3 : novembre 2020
  • Fin des tests phase 3 : ?
  • Autorisé en Inde depuis janvier 2021, puis Zimbabwé, Népal, Bangladesh, Mexique

Valneva (Franco-autrichien) 

  • Début des tests phase 3 : 2e trimestre 2021
  • Fin des tests phase 3 : 4e trimestre 2021
  • Livraison : novembre 2021 (Royaume-Uni) ; Janvier 2022 (pour l’UE)

Vaccins à protéine recombinante

NOVAVAX (Etats-Unis) : protéine spike recombinante (produite en labo)

  • Début des tests phase 3 : fin septembre 2020
  • Fin des tests phase 3 : mars 2021
  • Livraison prévue en Europe pour février ou mars 2021 

Début des tests phase III : fin septembre 2020
Fin des tests phase III : mars 2021

Sanofi-Pasteur + GSK (France – Royaume Uni) Protéine recombinante 

  • Début des tests phase 3 : 2e trimestre 2021
  • Fin des tests phase 3 : 4e trimestre 2021
  • Livraison : repoussée fin 2021 

MEDICAGO (Canada) Vaccin VLP 
(utilisant les protéines de la capside produites dans des cellules de plantes)

  • Perspectives de livraison : 2021 

Vaccins génétiques

Dans ce type de vaccins il s’agit d’introduire du matériel génétique du virus qui code pour la fabrication de la protéine de surface (spike) du virus de la COVID-19 dans les cellules de l’organisme (les cellules du site d’injection normalement) pour les transformer en cellules à fabriquer de la protéine spike du virus.

Quand cette protéine spike va être libérée dans la circulation générale,
elle va stimuler le système immunitaire du reste de l’organisme  pour lui faire produire des anticorps anti protéine spike
On se rends compte ici que l’étape cellule de laboratoire a été zappée 
la cellule de labo c’est le patient directement

Vaccins génétiques à nanoparticules

Nano particules lipidiques qui servent à emballer le fragment d’ARN viral
du SARS-COV-2
qui code pour la protéine de surface (Spike)

Pfizer BioNTech (Etats-Unis / Allemagne) : Vaccin à ARN messager 

  • Début des tests phase 3 : avril 2020
  • Fin des tests phase 3 : mai 2021
  • Livraison : Israël, Royaume-Uni, Europe, USA, Canada, Suisse, Norvège, Islande  

Moderna (Etats-Unis)

  • Début des tests phase 3 : juillet 2020
  • Fin des tests phase 3 : octobre 2022
  • Livraison : Canada, USA, Israël, Europe

Curevac (Allemagne)

  • Début des tests phase 3 : 14 décembre 2020
  • Fin des tests phase 3 : Avril 2022
  • Perspectives de livraison : non encore connues

Vaccins génétiques à vecteur viral

Il s’agit d’un adénovirus désarmé (on lui a retiré la partie de son ADN qui est responsable de sa virulence)  dans lequel on a introduit une copie ADN de l’ARN du SARS-COV2 qui code pour la protéine spike.

Astra Zeneca + université d’Oxford (Royaume Uni) : Vaccin à ARN sur vecteur viral

  • Début des tests phase 3 : mai 2020
  • Fin des tests phase 3 : octobre 2020
  • Livraison Europe : mi-février 2021 

Janssen (groupe Johnson et Johnson) (Belgique – états Unis)

  • Début des tests phase 3 : juillet 2020
  • Fin des tests phase 3 : mars 2023
  • Livraison Europe : avril 2021 

Institut Gamalaya (Russie) Spoutnik V 

  • Début des tests phase 3 : août 2020
  • Fin des tests phase 3 : mai 2021
  • Autorisé en Russie en septembre 2020 ; Candidat UE janvier 2021 

Pour en savoir plus

Informations réglementaires concernant les vaccins génétiques

Vous trouverez dans les liens suivants la description complète des essais cliniques de phase 3, ainsi que la date de leur échéance :

Historique des AMM conditionnelles des produits utilisés comme vaccin contre la COVID-19 en France

Le 21 décembre 2020 (1ère AMM conditionnelle), la Commission européenne a
accordé une autorisation de mise sur le marché conditionnelle (AMM) pour le vaccin
mis au point par BioNTech et Pfizer ;
– Le 6 janvier 2021, (2ème AMM conditionnelle), la Commission européenne a accordé
une autorisation de mise sur le marché conditionnelle pour le vaccin contre le Sars-Cov2 de la société Moderna, ce qui en fait le deuxième vaccin autorisé dans l’UE.
– Le 29 janvier 2021, (3ème AMM conditionnelle) la Commission européenne a délivré
une autorisation de mise sur le marché conditionnelle pour le vaccin contre le Sars-Cov2 mis au point par AstraZeneca, faisant de celui-ci le troisième vaccin contre la COVID19 autorisé dans l’Union européenne.
Le 11 mars 2021, (4ème AMM conditionnelle) la Commission européenne a délivré une
autorisation de mise sur le marché conditionnelle pour le vaccin contre le Sars-Cov-2. mis au point par Janssen Pharmaceutica NV, l’une des sociétés pharmaceutiques Janssen de Johnson & Johnson, faisant de celui-ci le quatrième vaccin contre la COVID-19
autorisé dans l’Union européenne 

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