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On distingue les AVC ischémiques (80 % des cas, liés à une thrombose ou une embolie), les AVC hémorragiques (hématomes intra parenchymateux) et les thrombophlébites cérébrales (veineuses).
Diagnostic
Clinique
Signes d’alerte : Un déficit neurologique focal, d’apparition brutale et d’emblée maximal (perte de force, de sensibilité, de vision, de langage ou d’équilibre).
Évaluation : L’échelle NIHSS est utilisée pour quantifier la sévérité initiale et suivre l’évolution de façon reproductible.
Signes de gravité : La présence d’un coma, d’une détresse respiratoire ou d’un score NIHSS élevé (> 21 pour un AVC grave) impose une surveillance étroite, parfois en réanimation.
Paraclinique
L’imagerie est indispensable pour différencier l’ischémie de l’hémorragie.
IRM cérébrale (Examen de choix) : Réalisée avec quatre séquences clés :
- Diffusion (DWI) : Détecte l’infarctus immédiatement en hypersignal.
- T2/FLAIR : Identifie un infarctus constitué (souvent après 6h).
- T2* : Détecte les hémorragies (hyposignal) et les thrombus.
- Angio-RM (ToF) : Visualise les vaisseaux sans injection.
Scanner cérébral : Très sensible pour l’hémorragie (hyperdensité spontanée), mais souvent normal dans les premières heures d’un infarctus.
Prise en charge Initiale
Il est crucial de prévenir les agressions cérébrales secondaires :
Oxygénation : Maintenir une SpO2 entre 92 et 95 %.
Glycémie et Température : Corriger toute hyperglycémie et traiter l’hyperthermie.
Pression Artérielle (Objectifs spécifiques) :
- AVC Ischémique : Tolérer l’HTA jusqu’à 220/120 mmHg pour maintenir la perfusion.
- Si revascularisation (Thrombolyse) : Maintenir < 185/110 mmHg.
- AVC Hémorragique : Objectif plus strict de < 140/90 mmHg pour limiter l’extension de l’hématome.
Traitements Spécifiques de l'Ischémie
Thrombolyse IV (t-PA) : Indiquée si le déficit date de moins de 4 h 30.
Thrombectomie mécanique : Geste de référence pour les occlusions des gros vaisseaux proximaux, réalisable jusqu’à 6h (parfois 24h) après le début des symptômes.
Antiagrégants : Aspirine indiquée immédiatement en l’absence de revascularisation, ou après 24h si une thrombolyse a été effectuée.
Formes graves et rôle du réanimateur
L’admission en réanimation est justifiée pour les formes mettant en jeu le pronostic vital :
Infarctus du tronc basilaire : Risque de coma brutal ou de locked-in syndrome (quadriplégie avec conscience conservée).
Infarctus sylvien malin : Œdème cérébral massif chez le sujet jeune, pouvant nécessiter une craniectomie décompressive.
Hématomes volumineux : Risque d’engagement temporal ou d’hydrocéphalie (si fosse postérieure).
Complications : Pneumopathies d’inhalation (troubles de déglutition) ou état de mal épileptique.
Publié en juin 2026
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